Le LIST va pouvoir tester le superordinateur luxembourgeois MeluXina

Publié le 21/05/2021

Le LIST entend bien évaluer le potentiel de stockage d’énergie et d’appareils électroniques de faible puissance avec MeluXina.

La semaine dernière, le LIST s’est vu accepter sa proposition de projet visant à tester le nouveau superordinateur luxembourgeois, MeluXina.

Pour ce projet, intitulé Visualising simulation ensembles of ferroelectric / dielectric superlattices for energy applications (VISIBLE ENERGY) (comprenez « Visualisation d'ensembles de simulation de super-réseaux ferroélectriques/diélectriques pour des applications énergétiques en français), les unités de recherche du LIST MRT (dédiée aux matériaux) et ITIS (dédiée à l’environnement) seront amenées à collaborer pendant un mois, afin de produire et traiter une quantité importante de données, en s’appuyant notamment sur le mur de visualisation géant du LIST.

Jorge Íñiguez, responsable du projet côté MRT, explique : « Pour remettre les choses dans leur contexte, disons que MeluXina, c’est le nouveau superordinateur du Luxembourg. Il n'est pas encore totalement opérationnel, il est encore en phase de test, et on vient de nous donner la possibilité, au LIST, de le tester pendant un mois. Nous pourrons exécuter des tâches sur l’ordinateur en question pour faciliter cette phase de test. »

Mohammad Ghoniem, responsable du projet côté ITIS cette fois-ci, déclare : « L'idée, c’est que l’on puisse découvrir le High-Performance Computing (HPC) et son infrastructure en avant-première avant qu’il ne soit lancé à l’échelle nationale. Nous pourrons nous en faire une idée plus précise, en gardant à l’esprit que des départements comme MRT sont très friands de ce type d’installation, et ils pourraient bien vouloir y exécuter d’autres projets. Nous étudions également les synergies possibles entre le LIST et le fournisseur de l’infrastructure, qui peuvent constituer une véritable valeur ajoutée pour nos clients. »  

Mais quel rôle jouera le LIST exactement dans ce projet ? Jorge explique : « Nous souhaitons optimiser les matériaux ferroïques artificiels pour plusieurs applications, potentiellement pour le stockage d'énergie et d’appareils électroniques de faible puissance. C’est d’ailleurs l’une des principales activités de mon équipe. Nous nous y adonnons depuis un certain temps et sommes reconnus dans le domaine pour nos contributions. Avec ce projet, nous allons non seulement obtenir de nouvelles données de simulation pertinentes mais allons également voir comment tirer le meilleur parti des outils analytiques utilisés par nos collègues de l’ITIS, y compris la visualisation. »

Le département MRT du LIST utilise fréquemment des données et, naturellement, lorsqu’il en produit en quantité importante, il aurait bien besoin d’outils avancés pour mieux les analyser. C’est là que la synergie avec ITIS entre en jeu.

« L’idée de ce projet, c’est aussi d’utiliser certaines des nouvelles infrastructures du LIST, comme le mur de visualisation par exemple, car elles sont parfaitement adaptées aux données à grande échelle. En clair, nous essayons de développer des méthodes d'analyse intuitives et user-friendly », souligne Mohammad. « Un spécialiste environnement comme Jorge n'a pas besoin de se transformer en spécialiste du traitement de données, son temps est mieux employé à des travaux plus fondamentaux. Et inversement, même si nous ne deviendrons jamais physiciens, c'est formidable de pouvoir collaborer, développer de nouvelles méthodes ou adapter des outils existants à des problèmes compliqués de par la compétence en données qu’ils requièrent.

Les deux chefs d'équipe rappellent qu’il s’agit d’un projet d’un mois seulement. « Je pense que nous pourrons seulement générer les données et les charger dans les outils existants, probablement via le Viswall. Nous pourrons ensuite mieux comprendre les limites des outils, les adapter en fonction et trouver des idées pour le prochain tour de table. » déclare Mohammad.

Jorge ajoute : « Il faut savoir que cette initiative dure un mois et que la première chose à faire, c’est de générer les données. L'ordinateur pourrait bien avoir besoin de réglages techniques en parallèle, et le fait qu’il puisse être allumé et éteint ne nous laisse qu’un court laps de temps pour travailler dessus. Sans vouloir être pessimiste, nous devons garder à l'esprit que l'interaction que nous aurons avec Mohammad et son équipe viendra probablement plus tard. Tout au long du mois, nous devrons générer des données et, bien sûr, si nous parvenons à quelque chose de significatif, nous le transmettrons. »

La collaboration du LIST débutera au mois de juin et s’étalera sur tout le mois. Un projet qui pourrait bien servir de banc d'essai pour de futures collaborations. « Si cette combinaison de calculs lourds et d'infrastructures avancées de visualisation et d'analyse s'avère utile pour résoudre des problèmes difficiles, nous pourrions tout à fait reproduire ce type de synergie dans d’autres cas à l’avenir. » déclare Mohammad.

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 Jorge IÑIGUEZ
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